Je suis administratrice de l’association Femmes Ingénieurs depuis une vingtaine d’années, et j’en suis la Présidente depuis 2013. Cette association se mobilise pour promouvoir les métiers d’ingénieur auprès des jeunes filles dans le monde de l’éducation et promouvoir les ingénieures dans le monde du travail et les conseils d’administration. Elle représente l’ensemble des femmes ingénieures au sein d’IESF (Ingénieurs & Scientifiques de France), la fédération des associations d’ingénieur.e.s françaises.

Très engagée dans les réseaux, je suis également membre du réseau des femmes de General Electric, que je représente au sein du Cercle InterElles, un regroupement de réseaux de femmes de 13 grandes entreprises du secteur technologique.

Ingénieure chimiste CPE Lyon, et diplômée de l’executive MBA d’HEC, j’ai développé l’ensemble de ma carrière autour de la relation commerciale et le développement des affaires, dans des rôles commerciaux, marketing et aujourd’hui achats.

Je suis actuellement Directrice des achats au sein de GE Healthcare. Mon équipe globale, spécialisée dans les achats de services et de pièces détachées, contribue à la réalisation du chiffre d’affaires des activités de maintenance, à hauteur de plusieurs milliards de Dollars et également bien-sûr à maintenir en bon état de fonctionnement des équipements d’imagerie médicale, qui sauvent des vies !

J’ai mené toute ma carrière dans un environnement très masculin. J’ai toujours considéré qu’être une femme était un atout différenciant. Dans mes relations commerciales face à des clients ou fournisseurs qui sont habitués à rencontrer essentiellement des hommes, je suis forcément plus impactante. Ainsi j’ai parfois bénéficié d’opportunités au sein d’entreprises, qui cherchaient à féminiser leurs équipes. Il n’en demeure pas moins que le plafond de verre se fait plus résistant au fur et à mesure que l’on gravit des échelons, et que comme toutes les femmes, il m’a fallu et il me faut encore être encore plus persuasive et performante, pour évoluer professionnellement. Mon engagement associatif, en tant que lobbyiste m’a alors souvent servi, mes interlocuteurs y reconnaissant une preuve de leadership et de capacité à accompagner le changement et à nouer des relations au plus haut niveau.

J’ai perçu très tôt que femmes et hommes avaient des trajectoires différentes dans l’entreprise et que les femmes étaient rares en haut de la pyramide hiérarchique. Je n’étais pas préparée à cette situation, car j’ai été éduquée dans une famille où l’égalité femmes-hommes était une évidence de fait. Au contraire les expériences de discrimination vécues par mes grand-mères, m’étaient présentées comme appartenant à un temps révolu. Dans ce contexte, m’engager à la fois pour favoriser l’égalité femmes-hommes dans l’entreprise et aussi pour sensibiliser les jeunes filles aux carrières qui s’offrent à elles après des études d’ingénieur, m’a paru comme une évidence.

Aujourd’hui, mon engagement professionnel nourrit mon engagement associatif et réciproquement. Je reçois beaucoup en retour de ce que je donne bénévolement, entre autres la reconnaissance et des résultats, qui m’incitent à poursuivre mon engagement associatif.