Fin 2008, toute jeune diplômée d’un DEA de droit franco-italien et de l’IEP de Lyon en communication publique et politique, j’intègre l’équipe permanente d’une structure qui s’apprête à être créée : le Plan Bâtiment, structure inédite dans le paysage administratif et politique et présidée par une personnalité qualifiée, Philippe Pelletier, avocat, alors jusque là président de l’Agence nationale de l’habitat qui vient de se voir confier cette nouvelle responsabilité par le Premier Ministre.

La transition énergétique du secteur du bâtiment et de l’immobilier est un axe fort des politiques environnementales et économiques menées ces dix dernières années. Pour accompagner l’ensemble des acteurs publics et privés dans cette transformation sans précédent, le Plan Bâtiment Durable a pour rôle de les fédérer, de les rassembler pour construire ensemble des propositions de normes, d’évolutions diverses, de dispositifs ; recommandations qui sont ensuite mises en œuvre par les pouvoirs publics.

Dans cette petite équipe de cinq personnes où je suis arrivée en tant que chargée de communication, j’ai rapidement noué une relation de confiance avec le Président du Plan Bâtiment Durable et l’ensemble de notre réseau de plusieurs milliers d’acteurs ; j’assume aujourd’hui la fonction de directrice adjointe et suis au centre des interactions de la structure, tant dans ses relations avec les acteurs publics et privés qu’avec la sphère politique et gouvernementale.

Voilà un peu moins de dix ans que je suis entrée dans le monde du travail : dix ans à être une femme, jeune, dans un milieu d’hommes – le bâtiment et l’immobilier-, à haut niveau de responsabilité -où les femmes sont encore peu nombreuses.

C’est par la qualité des relations entretenues et les résultats des collaborations nouées que j’ai réussi à être reconnue dans mon écosystème professionnel. J’ai sans doute souvent dû faire face à des situations plus compliquées parce que j’étais une femme, mais aucune ne retient particulièrement mon attention. Si ce n’est peut-être certaines attitudes.

Aujourd’hui, parce que je choisis de pouvoir garder un temps précieux pour ma famille, il est évident que j’opère des choix dans certains engagements professionnels C’est sans doute là une voie d’amélioration dans l’égalité « Hommes/Femmes ».