Philosophe de formation, j’exerce le métier de la communication depuis près de 30 ans au sein d’entreprises françaises ou internationales avec pour principal objectif d’accompagner la stratégie de l’entreprise et de jouer un rôle clé en vue de construire son image et sa réputation sur des bases solides et éthiques.

J’ai eu la chance d’exercer ce métier dans différents environnements, en France comme à l’étranger ; depuis 20 ans, dans la technologie, chez IBM puis chez Lenovo. Le goût de l’international est né lors d’un premier séjour en Afrique après mes études. Il s’est confirmé au fil des expériences professionnelles ou personnelles que j’ai vécues ensuite, au Caire et à Mexico, avant de revenir à Paris pour reprendre ma carrière après neuf années enrichies par la découverte de ces pays au côté de mon époux André et par la naissance de nos 3 filles. Concilier vie privée et vie professionnelle n’est pas toujours simple mais il faut saisir les opportunités et surtout de ne pas avoir de regrets. Ces expériences à l’étranger m’ont été très bénéfiques et ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui.

Passer d’un job à l’autre est toujours un défi et les atterrissages dans de nouveaux environnements ne se font pas tous en douceur. Passer au début de ma carrière d’un poste dans une institution culturelle internationale à l’univers d’une grande banque française agricole fut un choc.

Même choc quand je suis passée d’American Express à IBM, ce géant mondial à l’organisation complexe et à la culture fortement masculine où il était difficile d’être acceptée si l’on n’était pas ingénieure ou avec une solide expérience de la tech. La volonté de réussir combinée à la passion du métier et à une certaine inconscience ont fait taire les esprits chagrins qui pensaient que je n’étais pas faite pour cette entreprise.

Le choix d’intégrer IBM a été le bon car j’y ai vécu une formidable aventure professionnelle, entourée de dirigeant.e.s de grand talent. J’y ai participé, avec l’arrivée d’internet et des nouveaux outils de communication, à la transformation de notre métier. Forte de cette expérience, j’ai ensuite fait le choix de rejoindre Lenovo qui venait de faire l’acquisition de la division micro- informatique d’IBM. Une prise de risque qui m’a apporté sur le plan humain comme professionnel une ouverture unique vers la Chine et permis de participer à la création d’un leader technologique mondial fier de ses origines et doté d’une culture basée sur la valorisation de la différence.

Pendant mes années en Afrique, au Moyen Orient et en Amérique Latine, j’ai toujours été frappée par le formidable talent des femmes comme par les inégalités criantes dont elles étaient les victimes. Mon engagement s’est concrétisé quand j’ai découvert le profond déséquilibre des genres dans l’industrie de la tech et le déficit de féminisation, non seulement aux postes de direction mais à chaque niveau de la hiérarchie. D’où la création en 1998 du premier réseau de femmes et d’hommes chez IBM en France. En 2001, nous avons décidé de partager nos bonnes pratiques avec d’autres femmes dirigeantes dans d’autres entreprises confrontées aux mêmes difficultés et de rechercher ensemble les solutions. De là est né, il y a plus de 16 ans, le Cercle InterElles que j’ai cofondé. Il regroupe aujourd’hui 14 entreprises du secteur scientifique et technologique, dont Lenovo. Il s’agit d’un engagement de tous les instants pour que toutes les femmes, quelles que soient leurs origines et leurs situations aient les mêmes droits et puissent choisir leur carrière, leurs projets, leur vie personnelle, sans être entravées par une quelconque forme de sexisme qui est un frein majeur à l’égalité. D’où mon engagement actuel au sein du collectif Ensemble contre le sexisme qui réunit 22 organisations, dont le Cercle InterElles que je préside avec bonheur depuis 2014.