Mathématicienne, et ingénieure de formation, j’ai fait une carrière dans l’industrie, par goût pour l’environnement industriel et pour la diversité des problèmes et des « hommes » que l’on y croise. Dans l’industrie de l’aluminium, puis dans les minéraux industriels, j’ai occupé des postes de direction commerciale, de direction des achats, et de direction générale. De ce fait, j’ai très vite été confrontée aux biais, et aux stéréotypes de genre : une femme ne pourrait pas être responsable de production, car elle ne saurait encadrer des ouvriers, elle serait moins disponible, elle a des enfants (les hommes n’en auraient-ils donc pas ? ) etc.. Toutes choses erronées, liées á une image désuète de la femme, du couple, de l’industrie, et de la vision du pouvoir.

Pourtant, j’ai aimé exercer des responsabilités, j’ai eu de nombreuses occasions de changer de poste de réfléchir à ce qu’il convenait de faire pour bâtir les meilleures solutions dans les entreprises pour lesquelles j’ai travaillé, je ne peux certainement pas me plaindre de ma carrière.

Au cours de ces années passées dans l’industrie ma conviction s’est renforcée : il n’y a pas ou plus de métiers d’hommes ou de femmes. Les postes d’encadrement ne nécessitent que de réfléchir, donc il n’y a aucune raison qu’une femme ne puisse pas les exercer. Au contraire, la mixité et la diversité sont des facteurs d’enrichissement pour les entreprises et les organisations.

Je me suis donc, depuis de nombreuses années, investie auprès de Grandes Écoles au Féminin, pour analyser les problèmes que rencontrent (toutes) les femmes, dans les entreprises, éclairer le débat de manière rationnelle. Combattre les stéréotypes est important car ils génèrent des frustrations, et enferment autant les hommes que les femmes, dans des rôles qui ne leur conviennent pas nécessairement.

Plus récemment, j’ai rejoint JUMP pour l’Égalité, une association qui développe des prestations de service auprès des entreprises qui veulent faire progresser la diversité dans leurs organisations, et qui ont compris qu’elles ne peuvent se passer de la moitié des talents dans un monde de plus en plus compétitif.