Fille et petite-fille d’entrepreneur, je quitte le journalisme très tôt dans ma carrière pour rejoindre SITA, filiale propreté du Groupe SUEZ dans des fonctions de Communication. Une expérience marquante et exigeante, dans un monde technique au plus près des territoires. Un coup de cœur pour ce groupe dans lequel j’évolue depuis plus de 20 ans, et qui m’a permis de m’épanouir professionnellement et humainement.

Et puis il y a 10 ans, la question d’une ministre qui s’interroge sur ce que le Groupe fait pour les femmes. De la réponse à cette question naît un véritable chantier, s’ouvre un champ immense, très vite transformé en mission prioritaire, enfin en véritable engagement : celui de donner une place légitime aux femmes de l’entreprise.

Très vite, une évidence s’impose, œuvrer en faveur de la place des femmes, ce n’est pas un travail, ni un « job », c’est un engagement sincère qui a ses racines bien au-delà de l’entreprise en portant les valeurs de la République qui m’a tant donné – moi qui suis une enfant du 9-3,je me suis construite à l’école du mérite.

A l’école de la mixité des genres, de la laïcité et de l’ouverture aux différences, j’ai appris sur « le terrain » les fondements de la République et dès l’adolescence, j’ai compris ce que « Liberté, Egalité, Fraternité » signifiaient. J’ai fait miennes ces valeurs fondamentales et j’y ai ajouté quelques autres plus personnelles : la sororité, la loyauté, l’intégrité, la générosité, et une certaine pugnacité …

Et j’ai le privilège au sein de mon entreprise de pouvoir concilier mes valeurs et mes missions en portant une vision, un concept, un engagement qui m’ont permis de mettre en place un dispositif en faveur de la place des femmes, technique et opérationnel, à multiples entrées qui fait maintenant rayonner ENGIE à l’international.

Je mesure pourtant que rien n’est jamais acquis, nous le voyons bien lorsque dans nos propres démocraties, modernes, éclairées, des droits fondamentaux des femmes peuvent être remis en question. Que tant de femmes prennent la parole – enfin – et dénoncent l’insoutenable. Mais en réalité, ce que je veux retenir, c’est cet élan incroyable, ces projets passionnants, ces changements qui, peu à peu, ont instauré une véritable culture de la mixité, ces rencontres si enrichissantes, cette voix/e des femmes qui m’a tant apporté. Ce que je veux retenir c’est la vitalité de mon engagement qui n’a jamais cessé et qui ne cessera jamais, quand je rêve l’avenir de ma fille, dans un monde qui n’aurait plus ces limites.

Je ne suis pas une utopiste, mais je crois que ce monde nous appartient et nous devons le bâtir autour de nos valeurs universelles.

Et j’aimerai donner aux autres femmes ce conseil que m’a fait mon patron il y a des années : Quand les difficultés surviennent, et elles surviennent souvent, « Prenez de la hauteur …la route est longue ». PRÉCIEUX CONSEIL! Faites le paris de la bienveillance, de la bravoure et de l’audace, tendez la main et croyez fermement en vous.

Enfin comme le dit si bien Madeleine Albright, “There is a special place in hell for women who don’t help other women.”.