Je suis psychiatre et addictologue, je suis mère de deux enfants, je suis franco tunisienne, je suis membre du CESE et je suis essayiste. J’ai un parcours d’élue locale et associatif , je suis membre du Club XXIe siècle.

Tout d’abord j’ai du affronter les préjugés et l’ignorance que certains entretiennent vis-à-vis de l’autre en général, et que j’analyse dans « Une Arabe en France. Une vie au-delà des préjugés » Éditions Odile Jacob. J’ai été surprise de constater les obstacles qu’entrainent la maternité. J’ai perdu beaucoup de temps à sans cesse décrypter des codes masculins. Je suis mal à l’aise dans une atmosphère qui laisse peu de place à la féminité y compris dans son mode d’expression verbale et corporelle.

J’ai créé, avec une équipe très engagée, la première et seule consultation pour les femmes qui souffrent de maladie alcoolique au CSAPA à l’hôpital Sainte-Anne à Paris, selon un modèle précis de prise en charge globale : médicale psychologique et sociale. Nous prenons la féminité au sérieux sur tous ces plans-là. L’autre particularité de cette consultation est de proposer des groupes de paroles exclusivement consacrés aux femmes. Puis je me suis intéressée à la souffrance psychique des femmes en général et des femmes actives en particulier. Je suis intervenue en entreprises et dans le cadre de réunions d’associations, ou de groupes de paroles de femmes . Il s’agissait de travailler sur l’affirmation de soi, la prise de parole et d’apprendre à demander ses droits. Les femmes sont souvent responsabilisées de tous les maux, y compris de ceux dont peuvent souffrir leurs enfants : elles sont souvent « trop ou pas assez ». C’est pourquoi je soutiens et accompagne les mères dont les enfants sont en difficulté et qui sont victimes de culpabilisation inappropriées. J’écris régulièrement des tribunes, articles, billets lorsqu’il s’agit de défendre la parité et la liberté des femmes en France tout comme en Tunisie . Tout ceci a donné lieu à des ouvrages dont mon dernier livre « Une Arabe en France ».