Issue d’une longue lignée de gendarmes (je suis la quatrième génération !), j’ai été choisie par le Directeur général de la Gendarmerie Nationale en février 2016 pour occuper le tout premier poste de « porte-parole de la Gendarmerie ».

Après une maîtrise de droit public et un service militaire accompli comme officier de réserve de la Gendarmerie, j’ai intégré l’École des officiers (EOGN) de Melun en 2000.

En 2002, je rejoins la compagnie de Palaiseau (Essonne) en tant qu’adjoint, avant d’intégrer en 2005, la « délégation aux victimes » nouvellement créée au sein du ministère de l’Intérieur. J’y resterai quatre ans, avant de prendre la tête de la compagnie de Cambrai (Nord), où je dirige 153 militaires pendant trois ans.

J’ intègre ensuite l’École de guerre, pour une année de scolarité, avant de rejoindre la direction générale de la gendarmerie nationale où je prend la tête de la section « prévention de la délinquance », un poste que je quitterai pour celui de porte-parole tout juste créé.

Mariée, je suis mère de deux enfants.

Mon parcours est marqué par une féminisation du corps des officiers de la gendarmerie en devenir. Seul officier féminin à mes débuts dans l’Essonne ou au sein de ma promotion gendarmerie de l’École de guerre, j’ai dû m’imposer dans un milieu essentiellement masculin et démontrer qu’une femme a toute sa place dans les métiers d’autorité, notamment dans les fonctions opérationnelles de commandement.

Dès le début de ma carrière, je me suis engagée dans la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes. Inscrivant mon engagement dans le combat pour les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes, j’ai notamment axé mon action sur la connaissance des phénomènes de délinquance, touchant plus spécifiquement les femmes, sur la formation de mes camarades