Je suis assureur et citoyenne. Ces deux mots résument ma vision de l’exercice de ma profession. Il s’agit d’accompagner les grandes évolutions de nos sociétés, modification de la structure des familles, développement du travail des femmes, allongement de la durée de la vie, relation entre les générations, développement des technologies du quotidien et de l’internet des objets… Cet accompagnement doit permettre de mettre au service des personnes ces révolutions technologiques en les utilisant pour faciliter la vie. Et je suis convaincue que c’est ainsi que les assureurs doivent voir leur métier : aider leurs clients à gérer leur quotidien et leurs événements de vie, être un élément de facilitation et non de complexité. Pouvoir aider à résoudre les difficultés du quotidien !

Jusque peu dirigeante successivement chez deux acteurs majeurs du secteur, j’ai choisi aujourd’hui d’agir de façon différente dans ce marché.

Mon engagement auprès de la FEPEM dans la création de la Fondation du Domicile participe à cette vision. Je souhaite contribuer à la mise en pratique d’une relation forte entre la protection de la personne, de ses biens et son domicile.

Je suis aussi, et peut être avant tout la maman de 3 enfants, 2 filles et un garçon. Les voir grandir me conduit à m’interroger sur le monde professionnel que je leur transmets, finalement pas si différent de celui que j’ai reçu. C’est pour cela que je me suis engagée dans la recherche de plus de parité dans la vie professionnelle, et dans la vie tout court. Tout d’abord en intégrant le conseil d’administration d’une association de femmes dirigeantes du secteur, PASS, qui mène des actions pour donner des clés aux femmes pour leur avenir et développe des actions de mentorat. Je suis également marraine au sein de Nos Quartiers ont du Talent, pour aider des jeunes femmes à trouver leur place dans la vie professionnelle.

Les limites que j’ai rencontrées dans ma vie professionnelle tiennent avant tout à 2 choses : ma disponibilité, plus réduite que celle du père de mes enfants, parce que plus engagée dans l’intendance familiale, et l’accès aux opportunités souvent d’abord ouvertes à un cercle masculin plus naturellement proche du dirigeant.

Pour ne pas être freinée par ces limites, j’ai appris à demander, avec assurance et conviction. Demander une promotion, demander des budgets, demander une formation, demander une augmentation, en considérant que le seul risque pris, finalement, était celui d’un refus !