J’ai 31 ans, j’aime rire, la vie et la planète dans toute sa variété, sa beauté, sa dureté.

Bonne petite parisienne, diplômée en Stratégie des Entreprises et puis en Développement Durable, je suis devenue consultante Cheffe de Projet SIRH, à 22 ans. Après 5 ans, je décide de remettre ma vie en perspective. Je pars seule voyager en Amérique Centrale pour faire une analyse comparative de l’écotourisme au Panama et au Costa Rica. Revenue à Paris, mes priorités ont changé. Le voyage faisait déjà partie de ma vie, cela devient ma passion. Je pense repartir très vite, mais deux évènements vont orienter la suite de mon parcours. D’abord, mon étude sur l’écotourisme me fait ouvrir les yeux sur l’importance du tourisme durable et sur les raisons de son développement trop peu rapide. J’ai alors « The » idée : développer un label collaboratif de tourisme durable. Dans le même temps, je rencontre Mathieu qui revient d’Australie. Il me donne une raison de rester en France, mais Paris c’est fini, je pars faire ma vie à Montpellier.

Depuis, je mets au service de mon projet, de cette vision et de ma volonté d’améliorer nos sociétés, mes compétences ‘et celles que je n’avais pas encore et acquiert step by step )), ma passion, pour mener à bien ce projet qui doit changer le monde : Voyagir.org est une plateforme collaborative de voyages responsables. Son but ? Simplifier l’accès au tourisme durable, pour que tous puissent choisir un hébergement, une activité, un magasin ou un restaurant qui a choisi de s’engager d’une manière ou d’une autre pour la société ou la planète. Le site et en ligne depuis 2016 et s’améliore progressivement. Fin 2017 nous avons décidé de partir plusieurs mois pour renouer avec notre passion du voyage mais surtout pour continuer l’aventure entrepreneuriale. Parler de voyage, donner des conseils et fournir le meilleur outil possible pour les voyageurs …doit se faire en voyage.. Tout en profitant de ce voyage en Amérique latine, nous réalisons différentes missions de sensibilisation : la dernière était une conférence sur la gestion des déchets dans l’archipel de Bocas del Toro.

Je souffre d’un stéréotype grave « oh qu’elle est mignonne cette étudiante super souriante». Sous-titres : « elle va faire tout ce que je lui dis sans broncher et j’en récolterais les lauriers » – comportement de petit chef d’hommes (ou de femmes), soit « elle ne connait rien à la vie, je vais lui apprendre » comportement paternaliste et réducteur.

Quand je travaillais dans une grande entreprise, avec le temps, tout le monde se rendait compte que cela n’allait pas se passer comme ça avec moi. Mais, depuis que j’ai lancé mon entreprise, ce réflexe (et malentendu ) est plus visible. D’une part, parce que mon âge et mon expérience ne sont ni écrit sur mon front (chanceuse) ni dans ma manière de me vêtir (j’ai mis au placard tailleurs, talons et maquillage). Et d’autre part, parce que dans le monde des startups, les gens se font une idée un peu rapide (pitch elevator system) des personnes et des projets

L’égalité Homme/Femme est avant tout une question d’égalité et de respect, des différences de chacun, tout simplement en tant qu’être humain. A ce titre, au Club Gen Startuppeuse, j’ai envie d’aider les autres startuppeuses. Par ailleurs, je suis administratrice de l‘association WonderMeufs, crée pour l’entre-aide à la réalisation de projets professionnels ou personnels qui ont du sens, portés par des femmes Montpelliéraines.